Articles avec le tag ‘Marbre’

Le marbre

L’état cristallin et la lumière.

Seconde partie.

Le marbre.

Pourquoi le marbre est-t-il un matériau exceptionnel, hors du commun ?

Dans cette sculpture, j’ai particulièrement recherché à mettre en évidence la diffusion-réflexion de la lumière par chaque grain.

Tout le détail de l’ornement de pétales et  la gravure sont faits à la main, avec la pointe et les gravelets, pour laisser entrevoir la matière brute, les fins petits cristaux de calcite. Les surfaces satinées et poncées absorbent différemment la lumière. L’effet de « peau » précède le polissage. La lumière est incidente et « passe sous la peau ». La faible épaisseur de certaines parties leur confère encore plus de lumière.

Lire la suite de cette entrée »

Aperçu géologique de la région Massa-Carrara

La région de Massa-Carrara est située à l’ouest de la Toscane entre La Spezia et Pisa. Ici, la chaîne des Apennins se morcelle en un massif argileux et marneux, les Alpes Apuanes, où dominent, à l’ouest, le Mt. Pisano à 1946 m et à l’est, le Mt Cimone à 2165 m.

massif marbrier

Massif marbrier de Carrara

Lire la suite de cette entrée »

Desiderio Da Setignano – Buste d’enfant.

Je vous présente aujourd’hui l’histoire d’une sculpture réalisée pour le concours du Meilleur Ouvrier de France de l’année 1997.

Le sujet du concours était de reproduire à l’échelle 1, une sculpture de la renaissance italienne, faite par Desiderio da Settignano au 15ème siècle – l’oeuvre originale est exposée au Musée des Beaux Arts de Boston. Pour faire ce travail, j’ai acquis auprès du Musée du Louvre une copie en plâtre. La première chose à faire était de décider de l’emplacement de trois points de basement qui allaient permettre au pantographe de trouver une place définitive, à la fois sur le modèle et sur le marbre. La machine, appelée pantographe, se compose de tubes en laiton ajustables dans les trois directions de l’espace, au bout desquels une jauge permet d’établir la profondeur à atteindre pour « toucher » l’oeuvre originale. La reproduction se fait sur un bloc de marbre blanc statuaire de Carrare, que je suis allé choisir sur place. Un marbre immaculé issu de la carrière où Michel-ange venait choisir les siens. Le but est d’obtenir la plus grande précision possible dans la reproduction, la fidélité est de l’ordre du dixième de millimètre sur toute la surface de l’oeuvre. La jauge reproduit un certain nombre de points du modèle à sa copie ( je n’ai pas compté combien j’en avais pris) l’espacement entre deux points étant de l’ordre de 10 à 15 mm. Chacun étant libre d’en choisir plus ou moins, la précision étant bien sûr fonction du nombre de points de référence. Entre deux points, un espace qui peut sembler petit, mais qui est incommensurable pour le sculpteur, puisque il est seul juge de l’interpolation et du modelé à effectuer. Il m’a fallu environ 2000 heures de travail, sur une année complète, parfois 12 h par jour. Le jury ne m’a pas accordé le diplôme, mais j’ai obtenu une moyenne générale de 15/20. Ce qui m’a désservi a été non pas l’exécution, mais un choix  » non orthodoxe  » de ces fameux points de basement.

Soit dit en passant, si vous vous promenez dans les ateliers de Pietrasanta, vous verrez avec quelle « orthodoxie » les italiens les choisissent sans que cela nuise au rendu de l’oeuvre finale, puisque à la fin ces points sont effacés. Vous verrez sur ma galerie de photos, « Italie » les ateliers qui reproduisent toute sorte d’oeuvres, dont le fameux David de Michel-ange.

Bonne visite…

Lire la suite de cette entrée »

Calendrier
décembre 2018
L Ma Me J V S D
« mar    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31